Monsieur le Directeur se promène à pieds dans la forêt avec son saluki.
Mais c’est lundi aujourd’hui, et comme prévu son téléphone de « bourreau » ne lui laisse aucun répit…
La conversation n’avance pas, s’éternise, piétine….mais pas le lévrier qui prend le chemin des écoliers : « Y’en a mare… mare à bout… mare à … canards surtout ! Et dans tous les coins, coins, coins…. »
Et voilà comment Mr le Directeur s’est retrouvé tout seul. Où est passé son lévrier ?

Il se met à le siffler, c’est sa spécialité pour l’appeler dans la forêt.
Mais quelle différence peut bien faire un lévrier entre un sifflement de Directeur et celui d’un merle moqueur ? Aucune, ce sont tous les 2 de drôles d’oiseaux, ils volent bien trop haut…
Mais revenons sur terre. Un Directeur perdu au milieu de nulle part et un chien qui s’amuse bien « quelque part ?!»
Le premier revient donc chez lui tout ahuri pour tenter d’expliquer qu’il a perdu son ( !) saluki !
Son épouse prend aussitôt la relève sur son VGV (vélo à grande vitesse) et, très sure d’elle et de la fidélité de son lévrier, le retrouve en effet à la première croix des chemins, qui fait les cent pas pour tenter d’apercevoir au loin son Directeur d’inconscience, son maître penseur, son père siffleur.
A sa place il voit débouler sa maîtresse, qui ne prend même pas la peine de s’arrêter, qui continue sur sa lancée, avec juste le mot d’encouragement et de félicitation qu’il attendait !
S’ensuivent 2 heures de balade sans portable, les pieds sur terre ou sur les pédales, la tète bien ancrée dans les merveilles de la forêt, en harmonie totale avec son lévrier !
Moralité : non content de gagner votre cœur, le saluki veut votre tête aussi !
Son prix sera le mien .
