Connaître le caractère d'un chien : le test du jouet animé de Quéinnec

Connaître le caractère d'un chien : le test du jouet animé de Quéinnec

Le test du jouet animé de Quéinnec fait partie des tests psychologiques permettant de savoir le caractère de son chien, avec le test de Campbell, le test de la nichée (ou test de Toman) et le test du miroir de Breteau.

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Le principe du test de Quéinnec

Face à un nouveau stimulus, tout chien peut répondre de trois manières:

  • Par la curiosité ;
  • Par l'indifférence ;
  • Par le rejet, qui peut lui-même s'exprimer de trois façons : la fuite, la raideur ou l'attaque.

 

Le test de Quéinnec cherche, d'une part, à évaluer le caractère du chien, et, d'autre part, analyser les relations entre l'homme et le chien, en plaçant l'animal face à un jouet animé, en forme de chien si possible, qui avance, fait des saut périlleux ou remue la queue.

 

Pour cela, et comme pour tous les autres tests de caractère du chien, l'animal doit être placé dans une pièce neutre et vide. On le laisse dans un premier temps vaquer et renifler quelques minutes, puis on introduit le jouet et on le dirige vers le chiot.

 

Il est à noter que le test n'est valable que lors du premier contact avec le jouet. En effet, si l'on recommence, l'animal va modifier son comportement, car il aura assimilé l'objet à ce qu'il est : un simple jouet. Au premier contact cependant, le chien reste perplexe.

Les réactions du chien au test du jouet de Quéinnec

On constate plusieurs réactions possibles du chien suite à l'introduction du jouet animé :

 

  • Le chien identifie immédiatement, par la vue, le jouet comme étant un autre chien. Il recule, aboie éventuellement, puis va flairer sous la queue du jouet en se tendant au maximum et en restant alerte et inquiet. Cet objet a en effet clairement la forme d'un chien pour lui, des bruits proches de ceux que font ses congénères, mais il n'en n'a pas l'odeur, ce qui le déconcerte. Cette réaction est celle d'un chien normal.

 

  • Le chien marque une indifférence attentive. C'est un sujet équilibré, facile à éduquer et à tendance indépendante. Le chien tourne lentement à distance, ou observe le jouet sans autre réaction que l'attention.

 

  • Le chien aboie avec véhémence et est menaçant. Cela indique un chien anxieux, peu apte à la vie en appartement, souvent pauvre en expérience précoce.

 

  • Le chien attaque le jouet, le bouscule et le mord. C'est un rebelle, potentiellement un chien dangereux, à réserver à un maître très averti. Il faut noter cela dit que le comportement du chien devient normal, et donc non significatif, dès la deuxième ou troisième présentation du jouet. L'animal a alors assimilé l'objet à un jouet agaçant, comme une balle ou tout autre élément de jeu.

  • Le chien se réfugie sous ou derrière une chaise. Il est un peu peureux, c'est un chien dont la confiance reste inquiète. C'est souvent le cas des chiots manquant d'expérience précoce. Ces chiens devront être éduqués patiemment et gentiment, tout en ayant conscience qu'il y a toujours des risques de panique.

 

  • Le chiot s'enfuit. Dans ce cas, il s'agit d'un chien anxieux, souvent livré à un propriétaire laxiste, sans inversion de dominance. Le chiot est un marginal, prêt à fuguer.

 

  • Le chiot se réfugie près de l'un de ses propriétaires. Cette réaction indique une prise en compte de la place du chien dans la hiérarchie familiale : il va vers l'individu qui, à ses yeux, est le leader de la famille. Cette attitude est souvent révélatrice de tensions conjugales.

 

  • Le chiot se réfugie auprès d'un tiers, observateur ou spectateur. Cela traduit une mauvaise relation entre le propriétaire et le chien, avec souvent un laxisme éducatif, mais surtout une cohabitation marquée par l'incohérence. Celle-ci peut venir de conduites éducatives changeant au gré des circonstances (laxisme total à la maison, sévérité dès que survient un ami), ou tout simplement de contradictions entre le verbal et le non-verbal. Cette attitude implique le passage entre les mains d'un éducateur de chiens ou d'un comportementaliste canin pour remettre à plat et améliorer la relation humain-chien.

 

  • Le chiot réagit si le jouet va toucher son maître. C'est là la marque d'une bonne aptitude à la défense, mais également souvent d'une inversion de dominance. Dans le premier cas, le chiot bouscule le jouet et peut chercher à le détruire. Dans le second cas, il menace en reculant, parfois en aboyant.

Le mot de la fin

Le test de Quéinnec peut être effectué sur toute une portée de chiots. Dans ce cas, comme dans le test de Toman, seule le dominant stable approche du jouet. Si on le fait le test en présence de la mère des chiots, tous les soumis se réfugient à ses côtés.

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