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Comment analyser efficacement le caractère de son chien ?

Comment analyser efficacement le caractère de son chien ?

Si les principes généraux de l'éducation et de la conduite du chien répondent aux mêmes règles, leur mise en pratique varie beaucoup selon le caractère du chien, c'est à dire l'ensemble de ses modalités réactionnelles devant un stimulus.

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Les principes généraux sur le caractère du chien
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L'élaboration des tests sur le caractère du chien

Caractère et tempérament ethnique

Chaque chien a son propre caractère, mais on peut regrouper ceux-ci en tempéraments, d'autant mieux que beaucoup de races de chiens ont été sélectionnées pour une fonction précise et que le comportement s'en est trouvé modifié. Par ailleurs, une cohabitation très longue et de plus en plus étroite entre l'homme et le chien a peu à peu modifié l'éthogramme initial par sélection de gènes comportementaux. Le mécanisme en est très bien décrit par la sociobiologie. 

 

On peut estimer que le chien et le loup ne sont qu'une seule et même espèce, qui s'est clivée en deux groupes, deux clades, sur le seul couple peur ou attrait pour le feu. A partir de là se sont différenciées des formes multiples dans les deux clades pour aboutir aux races canines actuelles. Il serait étonnant que l'étroitesse de la relation homme-chien n'ait pas profondément modifié les caractéristiques comportementales des races pour cet aspect, dont les bases génétiques commencent à être mieux connues.
Enfin, on admet aujourd'hui le rôle des phéromones chez l'homme, donc de messages chimiques relationnels, ce qui affine mieux la compréhension des relations croisées entre un humain et un chien donnés. Ramener le comportement du chien à celui du loup, c'est se limiter à une fraction du comportement, revenir à l'animal machine de Descartes. La réalité est plus nuancée et des traits associatifs nouveaux sont apparus au cours de la domestication.

 

Il n'empêche que bien des éléments restent communs surtout chez les chiens qui appartiennent à des races primitives, peu marquées par l'humanisation. L'instinct grégaire de meute y est très puissant, d'où les hurlements et la tendance à fuguer du Siberian Husky, le côté plutôt apprivoisé de l'Azawakh, la chasse spontanée en meute des Podencos et Basenjis, etc...
Le métis issus de 2 races bergères ou de défense retrouveront souvent un comportement farouche, si les mécanismes d'inhibition de l'agression qui ont été sélectionnés pour permettre l'élevage des races parentales reposent sur des voies distinctes abolies par le croisement.

Langage et malentendus

Bien des comportements gênants vont provenir de malentendus dans la communication homme-chien, notamment si le registre propre à certains groupes de chiens n'est pas tout à fait le même que celui des plus connus. Nous verrons ainsi bien des particularités nettes chez les lévriers, les chiens de type montagne, les asiatiques.


Si l'on baptise langage l'ensemble des signaux de communication du chien, il n'est pas étonnant que cette espèce ait aussi ses dialectes, ce qui pourrait expliquer l'observation fréquente de voir les chiens à morphotype commun s'agréger pour repousser les autres.

Socialisation et expérience précoce

L'ensemble des bases génétiques paraît établi vers l'âge de 7 semaines, avec des variations de 1 semaine en plus ou en moins.
Elles vont s'ajouter aux effets de l'éducation et au rôle maternel pour forger le tempérament définitif du chien. On a beaucoup insisté sur les mécanismes de socialisation dans le développement comportemental du chiot, et à juste titre. Mais dans les conditions habituelles de l'élevage, même défectueuses, il y a une amorce de socialisation primaire qui permettra dans les pires cas de rétablir une forme de socialisation secondaire, parfois avec attachement exclusif à une personne, le maître accepté.

 

Plus important nous paraît être l' acquisition de mécanismes adaptatifs à l'environnement, surtout inanimé, mais aussi humain, que l'on range sous le nom d'expérience précoce. Nicole Ver a démontré que chez le chaton, elle commençait dès la 1ere semaine de vie. Nous pensons que chez les chiens, les prémisses existent à 15 jours.

 

Rappelons que la stabilité émotionnelle commence même à se forger in utero dès la fin du 1er mois de gestation. Par conséquent, il est logique que les expériences vécues dans la première semaine de vie jouent aussi un rôle. L'essentiel se fait néanmoins entre les semaines 4 et 7, que nous appelons la période de formation. En fait, elle commence au moins lors de la phase d'éveil, et même en période néonatale. Elle se termine vers 2 mois. Elle est liée au comportement exploratoire. Le chiot apprend à dialoguer avec l'objet, alors que la socialisation qui couvre la même période apprend à dialoguer avec les êtres.

 

Les connexions neuronales s'installent dans le cerveau grâce à ces stimuli répétés.  Elles vont permettre l'apprentissage, mais aussi la sérénité, car le registre comportemental comprendra les réactions usuelles aux nouveautés. Le jeu a donc un rôle majeur dans la formation du caractère. Le chien doit découvrir un environnement riche, s'habituer à l'herbe, aux bruits de la maison, éventuellement de la ville. Mais s'il a une bonne expérience précoce, il s'habituera à tous les bruits, même nouveaux. Il est souhaitable qu'il puisse partager entre 150m2 et 3 hectares avec ses congénères. En deçà de 150m2 il risque d'avoir un comportement exploratoire limité. Au delà de 3 hectares, c'est le réseau indicateur de zone de circulation, des marques de la meute, qui sera trop flou pour le rassurer (sentiment d'abandon). 

 

Peu à peu il va devenir hardi, confiant, et pourra par la suite affronter les problèmes qu'il rencontrera. Faute d'expérience précoce, il restera inquiet, timide, sujet à des paniques incontrôlées. Il faudra toujours le rassurer. Ainsi un tel chiot urinera dans la maison, sur le lit. Il reviendra du jardin se rassurer près de son maître et uriner d'émotion. Le pire est de le punir, voire de le gronder, ce qui renforcera l'erreur. Au contraire, il faut le calmer, le rassurer, voire même le féliciter en prenant garde à ne pas le conditionner. La miction est réflexe, involontaire ou vise à marquer sa présence. 

 

A notre avis, le manque d'expérience précoce est pour l'éleveur une cause plus grave et beaucoup plus fréquente que le manque de socialisation avec lequel il est souvent confondu. Il atteint bien sûr les chiots élevés en chenil, en batterie, alors que les soins quotidiens donneront une amorce de socialisation. Paradoxalement, il frappe aussi les chiots d'éleveurs amateurs lorsque ceux-ci naissent en automne-hiver. 

 

L'éleveur fait du surprotectionnisme, redoute les frimas, la pluie, etc...et ne sort plus ses chiots. Ceux-ci seront hypersocialisés mais sans expérience précoce avec un caractère timide. Ils resteront sujets aux paniques soudaines qui vont les précipiter à travers les rues. Ils auront toujours un temps de latence avant de répondre à un ordre ou de trouver une solution face à une situation nouvelle. Dès que cette étape sera franchie ils seront aussi vifs que d'autres.

 

Ces chiens sont donc inaptes au travail, car éliminés avant d'avoir fait leurs preuves. N'oublions pas que l'expérience précoce est avec le jeu un facteur essentiel à l'établissement d'un bon tempérament, mais qu'elle doit s'accompagner, et se poursuivre d'une bonne socialisation envers d'autres êtres vivants, humains ou congénères. 

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Auteur

Guy QUEINNEC

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