Les chiens chasseurs de volatiles autour des aéroports

Les chiens chasseurs de volatiles autour des aéroports
©Cherry Capital Airport
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Dans le domaine aérien, ce qu’on appelle le risque aviaire peut s’avérer particulièrement coûteux voire dangereux. La probabilité d’une collision est particulièrement élevée dans les phases de décollage et d’atterrissage, c’est-à-dire à proximité des aéroports.

 

Les statistiques confirment d’ailleurs que le problème est loin d’être anodin. Ainsi, la FAA (Federal Aviation Administration), organisme gouvernemental en charge notamment de la gestion de l’espace aérien aux États-Unis, a dénombré 14 661 incidents avec des volatiles dans le pays en 2018.  En France, la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) en recense environ 800 chaque année.

 

Les aéroports tentent donc de prévenir les risques au décollage et à l’atterrissage en utilisant différents procédés :

  • diffuser des ultrasons qui repoussent les volatiles ;
  • utiliser des rapaces pour les éloigner ;
  • mettre en place des pièges pour les capturer, et éventuellement les relâcher dans des endroits moins problématiques.

 

©Cherry Capital Airport
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Certains privilégient une autre méthode, qui consiste à recourir à des chiens entrainés et formés pour la chasse des oiseaux. Pour eux, la mission est proche de celle qui serait la leur en forêt, dans des marais, dans des prés ou n’importe où ailleurs... : le cadre est simplement différent.

 

Leur équipement l’est également. Ils portent en effet un gilet réfléchissant, des cache-oreilles pour préserver leur audition, mais également des lunettes de protection permettant d’éviter la saleté et les débris volant sur la piste, ainsi que de protéger leurs yeux du soleil.

 

N’importe quel chien apte à la chasse peut remplir ce rôle, sous réserve de suivre une formation permettant de l’habituer aux avions.

 

Cette dernière est toutefois longue et coûteuse. Ainsi, en Virginie (Etats-Unis), l’aéroport de Yeager a dû investir pas moins de 7 500 dollars pour s’attacher les services d’un Border Collie chassant les oiseaux approchant la piste.

 

On retrouve également un de ses congénères employé pour la même tâche à l’aéroport Cherry Capital, dans le Michigan.

 

Cet usage du chien pour repousser les volatiles à proximité des aéroports reste toutefois extrêmement rare à ce jour.