Durant ce week-end, le parc des expositions de Penfeld, à Brest, accueille le Salon du chiot et du chat. Le marché du quatre pattes se porte bien.
Hier après-midi, malgré la pluie, on faisait la queue dehors pour entrer au Salon du chiot. Bienvenue à Youkiland ! Pour sa première édition à Brest - après Quimper en septembre -, Bernard Moreau, l'organisateur, était plutôt satisfait. « Dès le matin, il y avait foule. C'est plutôt bien pour un samedi. »
L'organisateur l'affirme : tous les élevages présents ne vendent que des chiens inscrits au LOF, le Livre des origines français. « Et pas françaises, souligne Bernard Moreau. C'est le livre qui est français, mais on peut y inscrire des chiens d'autres origines. » C'est pourquoi le salon s'intitule « Salon du chiot de race ».
Le LOF offre une garantie sur la provenance de l'animal. « Dans le milieu de l'élevage de chiens, il faut être très prudent. Après la drogue et les armes, les animaux suscitent un trafic très important », rappelle l'organisateur.
Sous la halle de Penfeld, ils sont quarante-quatre exposants, principalement du grand Ouest. Mais certains éleveurs sont venus des Landes ou de la Marne. Dans des enclos, sur une litière composée de papier déchiré en lanières, le visiteur a le choix entre près de races de chiens. Les petites tailles, bichons, coton de Tuléar, shi-tzu et cavalier king Charles attirent tout de suite les caresses des enfants.
On trouve aussi les traditionnels bergers, qu'ils soient allemands, belges ou malinois. On peut acheter des chiens à la provenance beaucoup plus exotiques, des bergers d'Australie, à la tête sympa, ou bien un énorme filo brasileiro, dogue brésilien qui, un temps, fut dressé à garder les esclaves... Garanti gentil, évidemment.
Quelques éleveurs proposent des « staff ». L'un d'entre eux précise que cette race n'est « pas concernée par la loi sur les chiens dangereux ».
Il faut compter au minimum 600 € pour un chiot. « C'est une somme, reconnaît Bernard Moreau. Ce montant évite aussi les achats impulsifs que l'on regrette plus tard. On aime bien les ventes du dimanche. Souvent les gens viennent le samedi, regardent, comparent. Ils réfléchissent et reviennent le dimanche pour acheter. »
Rozenn et Pascal, les parents de Clervie, Robin, Jean et Gautier, eux, ont acheté dès hier un bouvier bernois. Une grosse boule de poils noirs avec un peu de blanc qui pèsera quand même au moins 50 kg une fois adulte. Le chiot répond au nom de Cooper. C'est l'année des C. « Nous avions déjà un Eurasier, un gros chien aussi, raconte Rozenn. Mais nous en voulions un deuxième. » Le couple a déboursé 1 100 € pour Cooper blotti dans les bras de Clervie.
David et Laetitia, eux, ont dépensé 800 € pour un chiot Golden. « Nous venons de perdre notre bichon qui avait treize ans. On voulait un autre chien. » Calisson, c'est le nom du petit dernier, va faire la joie des deux enfants du couple. Ils ont choisi un plus gros chien parce qu'ils viennent d'emménager dans une maison.
Quelques éleveurs de chats sont également présents. On peut ainsi voir le plus petit chat du monde, le Singapura, le Shynx, chat sans poil, et un très, très gros matou, le plus gros d'ailleurs au monde, un Maine Coon.
Yannick GUÉRIN.
Salon du chiot, parc des expositions de Penfeld, à Brest, de 10 h à 18 h 30 ; 5 € et 1 € pour les moins de 12 ans.
Ouest-France
Photo : Clervie, Robin, Jean et Gautier ont un nouveau compagnon, Cooper, un chiot bouvier bernois.